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POUR L’INTERNATIONALISATION DES ENTREPRISES TUNISIENNES

L’internationalisation des entreprises tunisiennes à travers la mise en place de mesures d’appui constitue le premier levier de croissance économique, notamment dans cette conjoncture difficile à laquelle fait face le pays. C’est ce qu’estime le ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Saied.

” Face à un marché local retreint, la vision du gouvernement est orientée aujourd’hui vers le développement des exportations tunisiennes pour garantir une reprise de la croissance économique “, a expliqué le ministre qui intervenait lors d’une conférence organisée samedi 29 janvier par Tunisian Africa Business Council (TABC).

Les exportations tunisiennes doivent se renforcer tant au niveau du marché européen – principal partenaire de la Tunisie (75% des échanges commerciaux bilatéraux)-, qu’à celui africain, a souligné le ministre, rappelant que les exportations tunisiennes vers le marché africain ne représentent que 10% du total des exportations du pays, dont 2,6% seulement sont destinés à la région de l’Afrique subsaharienne.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement compte mettre en place sur le court terme des mesures incitatives au profit des entreprises tunisiennes afin de les encourager à investir en Afrique, notamment dans les secteurs prometteurs comme ceux de la pharmacie, du BTP, de l’éducation, de la santé et des TIC, précise Saïed.

Ces mécanismes de court terme, a-t-il expliqué, concernent la diplomatie économique, le transport aérien, les certifications et les accréditations, la révision de certains textes juridiques, notamment, la loi de change, la facilitation des procédures pour les investisseurs, ainsi que les moyens de financement qui demeurent insuffisants face à une présence modeste des banques tunisiennes en Afrique.

Ces mécanismes devraient être accompagnés par des réformes structurelles qui visent à mettre en place une fonction publique digitalisée, une meilleure orientation de la subvention, et une fiscalité juste, poursuit encore le ministre, faisant remarquer à cet égard que le gouvernement mène actuellement une évaluation du plan de développement 2016/2020.

S’agissant de la révision du code de change, le ministre a indiqué qu’une étude est actuellement en cours de réalisation par la Banque centrale de Tunisie (BCT) et le Fonds monétaire international (FMI) pour améliorer les mesures de la loi de change.
Saied a mis l’accent sur la nécessité de travailler sur les points déjà mentionnés pour se mettre sur la trajectoire d’une croissance saine, d’autant plus que tous les outils classiques de relance ne sont plus disponibles aujourd’hui.

En 2021, la Tunisie a enregistré une reprise avec un taux de croissance de 2,9% et les prévisions du gouvernement tablent sur un taux de croissance de 2,6 % pour 2022, rappelle encore le ministre.

Au cours du débat, les intervenants ont mis l’accent sur l’importance de renforcer la diplomatie économique tunisienne en Afrique, de favoriser une régulation innovante, de réinventer une approche de développement basée sur un secteur privé orienté vers l’internationalisation, tout en mettant en place une stratégie claire sur l’Afrique axée sur un appui institutionnel adéquat.

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