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L’UTICA réclame la réduction des droits de douane et la lutte contre la contrebande

L’UTICA réclame la réduction des droits de douane et la lutte contre la contrebande

Les représentants de l’UTICA dans les secteurs du Transport, du Commerce et de l’Artisanat ont demandé, mardi 17 novembre, lors d’une séance d’audition à l’ARP, la réduction des droits de douane, l’appui pour la conquête de marchés africains, la réduction de l’importation anarchique et la lutte contre la contrebande et l’économie parallèle.

Cette séance a été organisée à l’initiative de la Commission de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire, du Commerce et les services y afférents, afin de prendre connaissance des préoccupations des industriels dans ces secteurs.

Les représentants de l’organisation patronale revendiquent, aussi, la révision des accords conclus par la Tunisie, notamment avec l’Union européenne, depuis des décennies, suggérant de conclure de nouveaux accords bilatéraux avec d’autres pays, comme la Chine et la Russie.

Ils ont critiqué, par la même occasion, la mesure présentée dans le cadre du projet de loi de Finances 2021 relative au relèvement de l’impôt sur les sociétés totalement exportatrices, de 13,5% à 18%, soulignant que celle-ci impactera négativement les exportations tunisiennes.

Ils proposent l’annulation des anciennes dettes des artisans qui datent de 2008 et qui sont de l’ordre de 2,920 milliards dinars ; une proposition à laquelle a réagi positivement le président de la Commission de l’Agriculture, Moez Belhaj Rhouma.

Les autres propositions portent sur l’intégration du secteur de l’Artisanat dans les programmes de développement régional et l’octroi aux artisans de la prime de développement régional, à l’instar des agriculteurs. Les représentants de l’UTICA ont critiqué l’absence d’incitations à l’exportation durant les 10 dernières années.

Par ailleurs, un industriel dans l’agroalimentaire a souligné la nécessité de contrôler les marges bénéficiaires des produits vendus dans les espaces commerciaux, évoquant le grand écart entre les coûts et les marges bénéficiaires dans ces espaces. A titre d’exemple, ” l’huile d’olive conditionnée est achetée à 6 dinars auprès du producteur et elle est commercialisée à 12 dinars dans les grandes surfaces “.

Pour sa part, Abdessalem Loued, membre du bureau exécutif de l’UTICA, a plaidé pour la facilitation de l’accès aux marchés africains, considérant inconcevable de commercialiser l’huile d’olive tunisienne sur ces marchés, via la France ou Dubaï. Pour sa part, Faouzi Ben Abdallah, représentant des manutentionnaires, a appelé à prolonger les contrats de concessions fixés à 15 ans, faisant remarquer que les manutentionnaires privés n’ont pas la possibilité d’investir dans le port de Radès monopolisé par la Société Tunisienne d’Acconage et de Manutention (STAM).

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