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La BCT devra protéger les clients et non les banques

Au cours d’une séance d’audition des représentants de la Cour des comptes, portant sur le rapport annuel de sa dernière mission de contrôle du système bancaire, les députés membres de la Commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du contrôle de gestion des deniers publics relevant de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP,) ont affirmé que l’absence d’une structure de contrôle chargée du suivi de la mise en œuvre des recommandations de la Cour des comptes concernant le secteur bancaire freinera la réglementation des défaillances et ouvrira la voie à la corruption.

En dépit des efforts de la Cour des comptes, le suivi et la reddition de comptes des fonctionnaires et ministres concernés par les recommandations émises dans ses rapports sont absents, ont estimé les membres de la Commission. Ils ont appelé à une révision structurelle et fonctionnelle du système de contrôle, afin d’éviter le vide et valoriser le travail de la Cour des comptes.

 Les membres de la Commission ont mis l’accent sur l’importance de la volonté politique pour mobiliser les capacités humaines et matérielles afin d’assurer le suivi des rapports des structures de contrôle et de sanctionner les ministères concernés en cas de non-respect de ces recommandations.

Concernant les défaillances du secteur bancaire, ils ont évoqué l’absence d’une véritable concurrence entre les banques, soulignant que la Banque Centrale de Tunisie (BCT) devra protéger les clients et non les banques.

Les représentants de la Cour des comptes ont rappelé que le rapport de la cour est élaboré de manière complète, précise et technique, appelant le Parlement à faire pression sur les ministères pour qu’ils mettent en œuvre les recommandations.

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