Le Banquier
A la une Bourse

FTSE Russel améliore l’appréciation du marché boursier tunisien

L’entreprise internationale de services ” FTSE Russel “vient d’annoncer, dans sa revue semestrielle mars 2021, l’amélioration de l’appréciation de la Tunisie au niveau du critère relatif à la structure des comptes titres chez le dépositaire central, avec le maintien de son statut de marché frontière, a déclaré le DG de la Bourse de Tunis, Bilel Sahnoun.

” FTSE Russel “ est une société spécialisée dans les services financiers, la fourniture d’indices et d’outils d’analyses de marché et l’aide aux décisions d’investissement,

Dans une interview accordée à l’Agence TAP, Sahnoun a expliqué que le statut de marché frontière signifie qu’un niveau minimum d’organisation formelle et de transparence existe au niveau du marché boursier tunisien. Il a rappelé, à ce propos, que la classification des pays par FTSE est répartie en 4 catégories ; à savoir développé, émergent avancé, émergent secondaire et frontière (le cas de la Tunisie).

L’amélioration de la notation accordée par ” FTSE Russel “ est essentiellement due à l’adoption par ” Tunisie Clearing ” (dépositaire central des titres et gestionnaire du système de règlement/livraison des titres), d’une nouvelle plateforme électronique pour son système d’information, qui lui a permis de se conformer aux exigences des normes internationales.

Par ailleurs, il a affirmé que lors des échanges d’informations avec la FTSE, la Bourse de Tunis a assumé le rôle de présentation et d’explication du fonctionnement et de la structuration du marché financier tunisien, parce que les textes disponibles sont rédigés, soit en arabe soit en français, alors que les agences de notation internationales utilisent généralement la langue anglaise.

“Pour les agences de notation, toute information non disponible en anglais, est considérée comme incomplète ou non disponible “, a indiqué Sahnoun, appelant tous les acteurs du système financier à communiquer en anglais pour attirer les investisseurs étrangers, et booster ainsi l’attractivité et la visibilité du site Tunisie.

” Compte tenu de la taille du marché boursier tunisien, nous sommes condamnés à rester dans la même catégorie de marché (frontière) parce que on ne peut pas passer à la catégorie suivante (Emerging market) qui nécessite une taille minimale, outre la présence de trois sociétés cotées qui ont une capitalisation boursière supérieure à 1,3 milliard de dollars ” a-t-il encore expliqué.

Et de poursuivre que la Bourse de Tunis dispose uniquement d’une seule société qui a un capital de 1,3 milliard de dollars ; à savoir la Société de fabrication des boissons de Tunisie (SFBT).

“Il faut une réelle volonté politique pour introduire sur la cote de la Bourse les grandes entreprises publiques”, a estimé Sahnoun. Et d’ajouter que le passage à la catégorie ” Emerging Market ” est très important pour un marché financier d’un pays parce que l’expérience a montré que les marchés qui passent de ” Frontier Market ” (le cas du marché boursier tunisien) à ” Emerging Market ” intéressent plus d’investisseurs étrangers, dont le nombre se multiplie par 8.

Comparant la Tunisie aux autres pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), il a fait savoir que tous les pays sont dans la même catégorie de marché frontière à l’exception de quelque marchés du Golfe qui sont classés Emerging Market(l’Arabie Saoudite, l’Egypte, le Koweït).

Pour améliorer la classification de la Bourse de Tunis auprès de l’Agence de notation ” FTSE Russel ”, Sahnoun a avancé que le marché financier tunisien dispose de tous les atouts nécessaires (infrastructure, des plateformes IT sécurisé reflétant d’une façon fiable l’information et le traitement des transactions et l’équité entre les investisseurs).

Deux facteurs essentiels font défaut ; à savoir l’introduction de deux entreprises de taille importante avec une capitalisation supérieur à 1,3 milliard de dollars et la publication des informations en langue anglaise aussi bien de la part des sociétés cotées (les états financiers, les indicateurs…) que de la part des acteurs du marché financier (publication des réglementations ou des textes qui régissent l’activité…) a-t-il avancé.

Articles Similaires

APIA : lancement d’un e-service de déclaration des investissements agricoles

tour

L’ONU soutient le développement durable en Tunisie

tour

UTICA : APPEL A UN DIALOGUE AVEC LE GOUVERNEMENT ET L’UGTT

tour