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FITCH RATINGS : LA TUNISIE SE DIRIGE VERS LA NOTE “C”

Après la dernière notation de Fitch, qui a confirmé celle de Moody’s de février dernier, la Tunisie se situe dans la dernière marche de l’escalier (B- pour Fitch et B3 pour Moody’s avec perspectives négatives), avant la note C aboutissant au “défaut”, selon une analyse publiée vendredi 9 juillet 2021, par l’intermédiaire en Bourse, MAC SA.

Ceci annonce “des difficultés élevées pour recourir à de nouveaux crédits extérieurs, qui peut aboutir au défaut de paiement”.

Le département Analyses & Recherches de MAC SA rappelle que “malheureusement, la Tunisie n‘a réalisé, au cours de la dernière décennie, qu’une croissance du PIB de 1% par an, loin du minimum requis pour payer les intérêts sur la dette extérieure (qui représentent près de 3% du PIB suite aux conditions favorables de la dette multilatérale et bilatérale)”.

En plus, “les prévisions pour 2021-2023 faites par les organismes internationaux s’accordent sur un taux de croissance du PIB qui reste inférieur à 3%. Cette croissance économique ne permet pas de payer les intérêts extérieurs. Il est donc attendu que la notation, qui exprime la capacité du pays à faire face à ses engagements financiers, se détériore. Pour la période à venir, la descente vers C paraît difficile à éviter, sauf en cas d’ouverture importante vers la Libye”.

Quels sont les effets attendus de cette notation ?

D’abord le recours au marché financier international deviendrait très coûteux (taux d’intérêt en devises à deux chiffres), ce qui éloigne cette forme de financement, surtout qu’il est de moyen terme.

Ensuite, le financement multilatéral reste disponible mais exige un accord sur un programme d’ajustement structurel qui sera piloté par le FMI pour certaines institutions (BM, BAD) ou un programme particulier aux conditions plus souples (UE, BEI, BERD).

Enfin, le financement bilatéral dépend des relations politiques avec les pays concernés. Il apparaît ainsi qu’un accord avec le FMI est nécessaire d’ici la fin de l’année pour assurer un financement extérieur qui éviterait le défaut, conclut l’intermédiaire en Bourse.

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