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De l’importance stratégique des Systèmes d’Information dans la Banque

Il est communément admis que les SI Bancaires jouent un rôle stratégique dans toutes les strates managériales bancaires. Il suffit de voir les investissements que les banques font dans ce domaine.

A un journaliste qui lui demandait de définir succinctement une banque, le CEO d’une célèbre banque donna cette subtile réponse :

  • Des Ressources Humaines et un Système d’information.
  • C’est tout ? et l’argent dans tout cela ?
  • Des hommes bien outillés n’ont qu’à se baisser à chaque coin de rue pour ramasser autant d’argent qu’ils désirent.

Prémonitoire, d’autant plus que cet échange a eu lieu au début des années 60, quand l’informatique bancaire était à ses balbutiements. A l’époque les machines étaient utilisées pour éditer des balances comptables, des relevés et les échelles d’intérêts : quasiment rien de plus ! Moins d’une génération plus tard, certains banquiers rechignent à céder des taches que les SI convoitent avec toujours plus de succès.

Cette lutte acharnée serait-elle perdue ?

Au vu des investissements engagés, force est de croire que l’informatisation colonisera tous les pans des métiers de la banque. Il n’y aura que Robotisation des Agences, Bannissement des espèces, Procédures et Comptabilité automatique, Décisions grâce aux outils de Scoring. Depuis peu l’Intelligence Artificielle, l’internet des Objets et le BIG Data permettent déjà d’aller au-delà de l’humainement pensable. Bientôt, votre banquier sera incapable de vous décrire le déroulement de telle opération, ni justifier un simple décompte d’agios… C’est la machine qui aura décidé !

La preuve est que de tentatives éparses, les Fin Tech sont aujourd’hui une réalité avec un cadre législatif qui les soutient et les consolide. Elles continueront à se frayer une place au soleil grâce à une clientèle captive et férue de technologie. N’en déplaise aux puristes, les Fin Tech sont en mesure de faire la quasi-totalité des opérations bancaires classiques. Elles ont inventé de nouveaux métiers de la finance (Crowdfunding, Mobile Paiement…), et presque SANS employé !

Quid alors de l’autre moitié du prédicat, celle relative aux hommes ? Pour un moment encore, les montages financiers complexes resteront l’apanage des banquiers, en particulier ceux qui occupent les strates managériales hautes. Or cela ne concernera qu’une part infime des effectifs bancaires, alors quid des autres ?

Historiquement, le phénomène de disparition des espèces est loin d’être rare. Ce qui l’est c’est de le voir s’appliquer à une institution aussi séculaire que la Banque. De facto, la banque traditionnelle cessera dès que sa clientèle vieillissante tarira et que leur nombre d’employés ira en décroissant.

Cela ne sera jamais le cas si la banque s’appuie sur des nouveaux marchés avec de nouveaux produits donc de nouveaux clients, jeunes en particuliers : Le génie des vendeurs et la pétulance des informaticiens feront le reste.

La quête du nouveau est le destin inexorable de toutes les espèces qui veulent continuer à exister. Grâce à sa conscience et ses idées, l’homme est et restera irremplaçable pour créer!

A un journaliste qui lui demandait de définir succinctement une banque, le CEO d’une célèbre banque donna cette subtile réponse :

  • Des Ressources Humaines et un Système d’information.
  • C’est tout ? et l’argent dans tout cela ?
  • Des hommes bien outillés n’ont qu’à se baisser à chaque coin de rue pour ramasser autant d’argent qu’ils désirent.

Prémonitoire, d’autant plus que cet échange a eu lieu au début des années 60, quand l’informatique bancaire était à ses balbutiements. A l’époque les machines étaient utilisées pour éditer des balances comptables, des relevés et les échelles d’intérêts : quasiment rien de plus ! Moins d’une génération plus tard, certains banquiers rechignent à céder des taches que les SI convoitent avec toujours plus de succès.

Cette lutte acharnée serait-elle perdue ?

Au vu des investissements engagés, force est de croire que l’informatisation colonisera tous les pans des métiers de la banque. Il n’y aura que Robotisation des Agences, Bannissement des espèces, Procédures et Comptabilité automatique, Décisions grâce aux outils de Scoring. Depuis peu l’Intelligence Artificielle, l’internet des Objets et le BIG Data permettent déjà d’aller au-delà de l’humainement pensable. Bientôt, votre banquier sera incapable de vous décrire le déroulement de telle opération, ni justifier un simple décompte d’agios… C’est la machine qui aura décidé !

La preuve est que de tentatives éparses, les Fin Tech sont aujourd’hui une réalité avec un cadre législatif qui les soutient et les consolide. Elles continueront à se frayer une place au soleil grâce à une clientèle captive et férue de technologie. N’en déplaise aux puristes, les Fin Tech sont en mesure de faire la quasi-totalité des opérations bancaires classiques. Elles ont inventé de nouveaux métiers de la finance (Crowdfunding, Mobile Paiement…), et presque SANS employé !

Quid alors de l’autre moitié du prédicat, celle relative aux hommes ? Pour un moment encore, les montages financiers complexes resteront l’apanage des banquiers, en particulier ceux qui occupent les strates managériales hautes. Or cela ne concernera qu’une part infime des effectifs bancaires, alors quid des autres ?

Historiquement, le phénomène de disparition des espèces est loin d’être rare. Ce qui l’est c’est de le voir s’appliquer à une institution aussi séculaire que la Banque. De facto, la banque traditionnelle cessera dès que sa clientèle vieillissante tarira et que leur nombre d’employés ira en décroissant.

Cela ne sera jamais le cas si la banque s’appuie sur des nouveaux marchés avec de nouveaux produits donc de nouveaux clients, jeunes en particuliers : Le génie des vendeurs et la pétulance des informaticiens feront le reste.

La quête du nouveau est le destin inexorable de toutes les espèces qui veulent continuer à exister. Grâce à sa conscience et ses idées, l’homme est et restera irremplaçable pour créer!

Kamel LABIDI

Ex-ATB

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