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CRISE RUSSO-UKRAINIENNE: BESOIN ADDITIONNEL DE 5 MILLIARDS DE DINARS POUR LE BUDGET DE L’ETAT

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Marouane Abassi, estime que le besoin additionnel induit par la crise russo-ukrainienne sur le budget de l’Etat s’élève à 5 milliards de dinars. Il a fait cette déclaration à Sfax, lors de son intervention à la 7e édition du Forum de la fiscalité, organisée par l’Institut arabe des chefs d’entreprisesous le thème “Développer les PME à l’International : Leviers et Risques”, le vendredi à à 20 Mai 2022 à l’hôtel les Oliviers Palace à Sfax.

D’après le Gouverneur, la crise russo-ukrainienne générera également une augmentation conséquente de la facture énergétique, un alourdissement de la facture alimentaire (la zone de conflit a fourni 42% de l’approvisionnement de la Tunisie en céréales en 2021) ainsi qu’un impact négatif sur les exportations des secteurs manufacturières en relation avec le ralentissement attendu de la demande en provenance de la zone euro, a détaillé Marouane Abassi.

Elle sera par ailleurs à l’origine d’effets négatifs sur les recettes touristiques en provenance des pays de la région du conflit, sachant que le marché russe a fourni des revenus de près de 800 millions de dinars (MDT) pour environ 630 000 arrivées en 2019, et d’un accroissement des coûts de transport maritime et des frais d’assurance, a-t-il dit.

” Le recours aux ressources du FMI s’avère indispensable, puisqu’il permet un financement à des coûts raisonnables, et procure un effet de levier pour le financement auprès d’autres bailleurs de fonds et du marché financier international “, a expliqué le patron de la BCT.

Avant d’ajouter: ” Depuis la transmission d’une demande officielle au FMI pour l’accès à ses ressources sous la forme d’un mécanisme élargi de crédit, les autorités tunisiennes ont engagé d’important efforts pour mettre en place un programme de réformes approprié avec le FMI ”

Il assure également que les autorités ont réussi à mobiliser 700 millions de dollars auprès de l’Afreximbank, ce qui a permis d’atténuer partiellement la pression sur le budget de l’Etat et a constitué un ” bridge ” de financement jusqu’à l’aboutissement de l’accord avec le FMI.

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