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Banques islamiques : augmentation de 154,2% du résultat net

 Les trois banques islamiques (Zitouna, Al Baraka et Wifak) ont enregistré, en 2019, une augmentation exceptionnelle de 154,2% de leur résultat net pour atteindre 61 millions de dinars(MD) contre 24 MD, en 2018.  C’est ce que révèle le neuvième rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie sur la supervision bancaire pour l’année 2019.

Les trois banques islamiques ont consolidé leur présence dans le paysage bancaire , avec des parts en hausse en 2019 de 0,4% au niveau du total actif, de 0,6% au niveau des dépôts et 0,8% au niveau des crédits pour s’établir respectivement à 6%, 6,9% et 5,6%.

Leurs emplois d’exploitation s’élèvent, au terme de l’année 2019, à 5501 millions de dinars (MD) enregistrant une augmentation de 1052 MD, soit 23,6% par rapport à l’année 2018.

Leur portefeuille crédit a atteint 4752 MD composé principalement d’opérations Mourabaha (68,8%) et Ijara (17,5%).

Selon le rapport de la BCT, les ressources des banques islamiques ont évolué, en 2019, à un rythme moins soutenu qu’en 2018, soit 16,6% contre 21,3%. Les dépôts des banques s’adonnant à des opérations islamiques ont atteint 5340 MD et ils sont constitués à hauteur de 32,8% par des comptes à vue, de 37,5% par des comptes d’épargne et de 20,2% par des dépôts participatifs.

Les ressources à moyen et longs termes des banques islamiques ont diminué pour la troisième année consécutive avec un rythme plus accentué en 2019 (36,3% contre 21,5% en 2018 et 20% en 2017). Désormais, ces ressources ne constituent plus que 1,9% du total ressources d’exploitation des banques islamiques contre 5,3% en 2017.

L’encours des créances classées des banques islamiques s’est inscrit en hausse de 57 MD, soit 17,1% par rapport à 2018 pour s’élever à 392 MD. Le coefficient d’exploitation des banques islamiques s’est amélioré de 2 points de pourcentage par rapport à 2018 pour se situer 68,8%.

Selon le neuvième rapport annuel sur la supervision bancaire pour l’année 2019, le poids des charges opératoires et d’amortissements continuent à peser sur la rentabilité des banques islamiques ce qui explique la stagnation des indicateurs de rentabilité de ces banques avec un ROA de 0,3% et un ROE de 3,1%

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